Editorial

Le Brussels Jewish International Film Festival 2018 révèle enfin sa date : du 03 au 07 octobre !!
Nous poserons cette année nos bobines au Cinéma Aventure, au Cinéma Galeries et à l’Espace Senghor, tous trois situés au cœur de Bruxelles.

Le Brussels Jewish International Film Festival se transforme exceptionnellement en festival de films israéliens pour cette année 2018 qui célèbre les 70 ans d’Israël. L’asbl IMAJ a opté dans sa programmation du BJIFF pour des films récents et pour la plupart, des co-productions avec l’Allemagne, la Belgique, les Etats-Unis, qui évoquent des questions de société plutôt que des questions politiques. Quatre fictions, trois documentaires, soit une belle parité pour cette programmation 2018 !
Et puisque la journaliste Florence Lopes-Cardozo nous a déjà fait l’honneur d’un excellent article dans le numéro de septembre de la revue Regards, nous nous permettons de la citer pour vous présenter ces films. Vous trouverez par ailleurs nombre d’informations sur les pages du présent site : programme, invités, etc.

« The Cakemaker, de Ofir Raul Graizer, avec Sarah Adler, signe, à travers une histoire d’amour entre un Israélien juif et un Allemand non-juif, la normalisation des relations germano-israéliennes… Cette histoire clandestine traite d’attirance, d’amour « non casher » dans tous les sens du terme : il sera question de perte, de deuil, de silence, de trahison, de douleur, de rejet, de rapprochement, de réparation, d’affection et de douceur dans ce film sucré…» *

Land of the Little People, de Yaniv Berman, est d’une toute autre facture, même l’extrême opposé. Autant le premier est imprégné de sucre pâtissier autant ce film est d’une extrême violence. Bien que nous trouvions important de le déconseiller à tous ceux qui n’ont pas supporté la vision d’Orange Mécanique, nous sommes très heureux de présenter un film audacieux avec dans les rôles principaux des enfants certes, mais pas des enfants de chœur. « Ces quatre enfants, de dix-treize ans à peine, s’en prennent à deux déserteurs. Maîtres sur leur terrain de jeu sans que personne ne le sache, ces enfants-rois se révèlent être des tyrans. » *
Et la vraie question du film : où sont les parents ?

« Virgins de Keren Ben Rafael – traduit ainsi alors que le titre original en hébreu signifie ‘‘sirènes’’ – s’inscrit dans la mouvance des Méduses de Shira Geffen. Ecrit par deux cinéastes franco-israéliennes – Keren Ben Rafael et Elise Benroubi – Virgins cible la petite ville de Kyriat Yam, dans le sud de Haïfa, où rien ne se passe. La vision d’une jeune fille – interprétée par Evgenia Dodina, actrice convoitée à l’accent russe -, récupérée par le maire de la ville et relayée par un journaliste, crée l’évènement : la modeste station balnéaire connaîtra-t-elle son heure de gloire ? Les réalisatrices convoquent ici un monde d’espoir et d’illusion avant le désenchantement : quoi de plus universel … » *

« Norman de Joseph Cedar, avec Richard Gere, Lior Ashkenazi, Steve Buscemi et Charlotte Gainsbourg, se révèle être une critique de la corruption en politique. Le film met l’accent, de façon très détournée, sur le corrupteur mais ne permet de pointer ni le bon ni le mauvais : personne n’est ni tout blanc, ni tout noir. Comment dès lors se positionner ? L’occasion, d’une certaine façon, de découvrir 50 autres nuances de gris. » *

Côté documentaire, le BJIFF 2018 propose trois films et une invitée exceptionnelle en la personne de la réalisatrice Nurith Aviv.

« Nurith Aviv, la réalisatrice d’Une langue à l’autre ou de Langue sacrée, langue parlée, nous mène, à travers son film Signer, à la rencontre des langues des signes en Israël. On y découvre que ce langage, à l’usage des sourds et malentendants, n’est pas universel mais bien pluriel … » *

« (…) Mr. Gaga de Tomer Heymann consacre une ode filmée au célèbre chorégraphe israélien Ohad Naharin. L’œil de la caméra suit les pas du danseur à la forte personnalité, de son itinéraire personnel au rayonnement international de sa troupe Batsheva Dance Company. Rendez-vous donc dans les coulisses du spectacle, où s’imbriquent et s’alternent création, répétitions, partage ou encore expression sans compromissions. La danseuse israélienne Ya’ara Dolev, qui a fait partie de la compagnie d’Ohad Naharin, échangera avec les spectateurs autour de cette aventure passionnante. » *

Enfin, et pour clôturer cette programmation des documentaires, parlons du film Rabin In His Own Words où l’on rencontre à travers de multiples interviews, émissions et lettres, l’homme privé autant que l’homme politique. L’histoire d’Yitzhak Rabin est formidablement liée aux valeurs de justice et d’égalité. Né en Israël dans une famille pauvre, avec une mère syndicaliste de premier plan, il a connu une enfance austère. On y découvre les vulnérabilités de l’homme, ses doutes, ses incertitudes, au moment de la négociation des accords d’Oslo bien entendu, mais aussi et surtout ses convictions profondes dans la nécessité d’une paix.

Le 19ème BJIFF se tiendra du mercredi 03 au dimanche 07 octobre 2018 au Cinéma Aventure (mercredi et jeudi), au Cinéma Galeries (vendredi-samedi) et à l’Espace Senghor (dimanche).
Informations sur le www.bjiff.be et par téléphone au 02 344 86 69 ainsi que sur la page facebook d’IMAJ.

Réservations sur le site des différents cinémas partenaires.

* extraits de l’article de Florence Lopes-Cardozo, reproduits avec son aimable autorisation

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